SWISS BAKERY TROPHY 2012

La 5ème édition du Swiss Bakery Trophy s’est déroulée du 31 octobre au 4 novembre 2012 à Bulle dans le cadre du Salon suisse des goûts et terroirs.

Plus de 1'400 spécialités présentées par des artisans boulangers-pâtissiers-confiseurs de 24 cantons suisses ont été soumises à l’appréciation d’un jury composé d’experts professionnels, d’apprentis et de consommateurs.

Cette compétition visait à évaluer la qualité de la boulangerie-pâtisserie-confiserie artisanale suisse, à démontrer la diversité des spécialités qu’elle propose quotidiennement, mais aussi à afficher son savoir-faire, sa créativité et son dynamisme. Autant d’objectifs pleinement atteints.

Voici, pour le canton de Genève, les produits primés ainsi que les entreprises récompensées par une ou plusieurs médailles d’or, d’argent et de bronze.

Cette année, le prix Bernhard Aebersold, récompensant le produit jugé le plus créatif par le comité d’organisation, a été attribué à la boulangerie-pâtisserie-confiserie Desplanches à Genève.
La boulangerie des Bains à Genève a reçu le prix cantonal récompensant la meilleure note sur la base de 5 produits.

Félicitations à tous les participants pour l’excellence de leur travail et leur sens du professionnalisme.

CONFRÉRIE GENEVOISE DES CHEVALIERS DU BON PAIN 21ème CHAPITRE D'INTRONISATION

Samedi 15 septembre 2012, la Confrérie genevoise organisait son 21ème Chapitre dans le superbe cadre du restaurant de la Perle du Lac, sur les rives du lac Léman. Ce Chapitre a permis d'accueillir quatre nouveaux chevaliers, ainsi qu'un nouveau Grand Maître, et d'attribuer treize nouvelles étoiles.

Entouré des Grands Maîtres de l’Ordre et des Confréries Neuchâteloise, Valaisanne, Vaudoise et de la Savoie, René LAMBERCY invita les quatre nouveaux chevaliers à prêter serment et à honorer leur titre. La Confrérie genevoise compte désormais 33 chevaliers; des étoiles furent encore attribuées à des boulangers méritants.

Après 18 ans de fonction de Grand Maître au sein de la Confrérie, la nomination d'un nouveau Grand Maître s'imposait en la personne de Jean-Charles RUCKSTUHL, chevalier depuis 1992, et que René LAMBERCY décora du nouveau sautoir de Grand Maître genevois, avec recommandation d'en rester digne.

Traditions et liberté en Suisse : de la boulangerie aux montres et à la nouvelle ère du sexe libre

Petit pays perché au milieu de l’Europe, la Suisse séduit des voyageurs de partout dans le monde, pour ses commets enneigés, pour la quiétude de ses lacs, pour la beauté de ses villes anciennes, qui n’ont traversé aucune guerre, et pour l’organisation impeccable de ses industries. Refuge paisible, comme on va le voir, elle est un havre recherché pour la qualité de son marché du sexe. Mais ne brulons pas les étapes.

Si l’on visite la Suisse à l’occasion d’un déplacement d’affaire, on vante ici la qualité de ses chocolats et de ses confiseries, mais, et c’est injuste, mais c’est peut-être à cause de son grand voisin français, on oublie la qualité remarquée de ses pains. Saviez-vous que le Noga Hilton et le Ritz, pour ne citer qu’eux, emploient des boulangers suisses dans leurs hôtels prestiges à travers le monde? Le fameux « pain Paillasse » du boulanger genevois Aimé Pouly est un must international qui a ses entrées sur les meilleures tables !

De Genève à Zürich, les touristes admirent aux devantures des vitrines les prouesses technologiques des horlogers qui, depuis plusieurs siècles, font la célébrité des montres suisses. Pour rappel, un peu d’histoire. Refuge des protestants menacés par la révocation de l’édit de Nantes, la ville de Genève s’est fait un nom dans l’horlogerie de luxe en accueillant des ouvriers spécialisés dans la mécanique de précision, accueillis par Calvin, et qui fondèrent en 1601 la «Maîtrise des horlogers de Genève». Tradition et savoir-faire se sont perpétués jusqu’à nos jours, dans les usines aux noms prestigieux. Aussi, vous ne serez pas étonnés d’apprendre que dans les hôtels cinq étoiles du monde entier, les montres et le pain sont tous deux suisses !

Plus surprenant, mais tout aussi rentable et spécialisé, il est un autre marché que ce petit pays sait rendre attractif et qui commence à attirer l’attention des connaisseurs, en entrant en résonance avec l’histoire des réfugiés huguenots : il s’agit de la législation très ouverte du marché des plaisirs. Au moment où la France prévoit de pénaliser les clients des prostituées, le pragmatique helvète, fort de sa politique libérale, ouvre grand ses bras pour les accueillir dans son Zürich Sexclub à la fois convivial et sophistiqué.

Loin des décors surannés des maisons closes qui ont fait la célébrité du tout Paris autour du Moulin Rouge, les gérants suisses misent sur un subtil mélange de moderne et de traditionnel, en exploitant un vaste panel qui fait d’une sortie entre amis une aventure à la fois sensuelle et culturelle : lounge bars avec salles arrières, mais aussi anciennes usines oui hôtels réaffectés, les bâtiments son savamment rénovés et rivalisent d’excellence. Encore un autre endroit où vous trouverez, à la même table, ces deux fleurons du sens helvétique : montres de luxe et pains de qualité, pour le plus raffiné des plaisirs dans des maisons d’exception.

A ceci près que l’histoire ne dira jamais si Jean Calvin, ou son homologue zürichois Ulrich Zwingli, tout accueillant qu’ils aient pu être, auraient approuvé ces nouveaux établissements.